AUTANT EN EMPORTE LE FROID
Toutes ces aventures firent surgir en chacun de nous une fatigue qui pénétra lentement nos corps, sans rechigner à sa tâche, elle nous obligea bientôt à clore nos yeux. La cabane était configurée de telle façon qu'un radiateur et un réchaud augmentait la température pour qu'il y fut vivable, malheureusement la dernière bûche brûla lors même que tout le monde se chauffait pieds et mains sur celle-ci. Il ne restait donc plus que le modeste radiateur comme outil de chauffage pour les quelques survivants de cette longue soirée (dois-je l'appeler "nuit"?). Nous étions au nombre de six, les téméraires s'appelaient Joanie, Diane, Annie, Kévin, Steve et moi. Le reste de la classe avait abandonné le navire pour plusieurs raisons : que ce fut un trop plein d'émotion, je pense à Thibaut ; une grande fatigue, Thérèse ; une envie insurmontable de quitter cette fumée et de tomber dans un profond sommeil, Amélie et Nawej ; ou même un trop plein d'alcool et de cigares (on s'en serait douté), ici ce sont Steven, Sophie et surtout Alexis qui sont à citer. Les vaillants noceurs décidèrent inconsciemment de terminer la veillée, bien que certains continuèrent à boire des verres qui n'étaient destiné qu'à être renversés.
Dans cette atmosphère glaciale, car privée de chauffage, la frileuse cabane ne pouvait résister aux attaques du froid de l'hiver. On allongea les sacs de couchage pour en faire, non pas des couvertures, mais des matelas, car le sol était on ne peut plus sale. Et force est d'admettre que nous avions froid, même plus. L'air gelé transperçait nos poumons, pénétrait dans les bronches et tuaient quelques cellules ; à chaque instant, dans un même élan, nous frissonnions. Chacun des combattants avait sa méthode pour tenter, bien que cela sortît du domaine du possible, de lutter contre le refroidissement de la cabane. Certains s'accrochèrent en grappe, une autre profita du radiateur et en fit son meilleur ami. La chaleur des corps batailla ferme contre son ennemi numéro un : l'hiver. Malheureusement le combat était perdu d'avance et il fallut pour tous les survivants s'accrocher à une autre force capable de résister au froid. Ce lien si fort qui unissait notre classe sortit de son concept abstrait et entra en action ; comme deux amis soldats qui se sauvent sur le champ de bataille à en risquer leur propre vie, nous nous chauffions mutuellement, quitte à en perdre les doigts. Ainsi s'achevait notre folle nuit : à six dans une cabane polaire, à essayer de se chauffer mutuellement grâce à a flamme de notre amitié.
Nous avions dormi une centaine de minutes, lorsque nous décidâmes, instinctivement, de rentrer chez Thérèse et ses naufragés afin de profiter d'un matelas et d'un duvet bien chaud. Jamais nous ne vîmes la classe 207 courir si vite, la notion seule de chaleur motivait nos jambes. Car il s'agissait non d'une décision réfléchie mais bien d'un comportement instinctif, nous courûmes. Le chemin, la porte, puis la paillasse et sa couverture défilèrent dans nos yeux si vite que nous dormions déjà pour s'apercevoir de cette vitesse. A nouveau, le repos ne dura pas très long, mais qu'il fut bénéfique à nos organisme. Au réveil, nous pouvions repenser à cette formidable mélodie que chante une fête de classe orchestrée par l'amitié.
Dans cette atmosphère glaciale, car privée de chauffage, la frileuse cabane ne pouvait résister aux attaques du froid de l'hiver. On allongea les sacs de couchage pour en faire, non pas des couvertures, mais des matelas, car le sol était on ne peut plus sale. Et force est d'admettre que nous avions froid, même plus. L'air gelé transperçait nos poumons, pénétrait dans les bronches et tuaient quelques cellules ; à chaque instant, dans un même élan, nous frissonnions. Chacun des combattants avait sa méthode pour tenter, bien que cela sortît du domaine du possible, de lutter contre le refroidissement de la cabane. Certains s'accrochèrent en grappe, une autre profita du radiateur et en fit son meilleur ami. La chaleur des corps batailla ferme contre son ennemi numéro un : l'hiver. Malheureusement le combat était perdu d'avance et il fallut pour tous les survivants s'accrocher à une autre force capable de résister au froid. Ce lien si fort qui unissait notre classe sortit de son concept abstrait et entra en action ; comme deux amis soldats qui se sauvent sur le champ de bataille à en risquer leur propre vie, nous nous chauffions mutuellement, quitte à en perdre les doigts. Ainsi s'achevait notre folle nuit : à six dans une cabane polaire, à essayer de se chauffer mutuellement grâce à a flamme de notre amitié.
Nous avions dormi une centaine de minutes, lorsque nous décidâmes, instinctivement, de rentrer chez Thérèse et ses naufragés afin de profiter d'un matelas et d'un duvet bien chaud. Jamais nous ne vîmes la classe 207 courir si vite, la notion seule de chaleur motivait nos jambes. Car il s'agissait non d'une décision réfléchie mais bien d'un comportement instinctif, nous courûmes. Le chemin, la porte, puis la paillasse et sa couverture défilèrent dans nos yeux si vite que nous dormions déjà pour s'apercevoir de cette vitesse. A nouveau, le repos ne dura pas très long, mais qu'il fut bénéfique à nos organisme. Au réveil, nous pouvions repenser à cette formidable mélodie que chante une fête de classe orchestrée par l'amitié.
L'histoire est terminée, il ne reste que l'Epilogue


